Digue de Walia : un marché entaché d’irrégularités massives, selon l’AILC
L’Autorité nationale de lutte contre la corruption (AILC) révèle de graves irrégularités dans le marché d’aménagement de la digue de Walia, allant de faux documents à une surfacturation portant sur des travaux non réalisés. L’institution exige des mesures immédiates, dont le recouvrement de plus de 5,6 milliards de F CFA et la mise en place d’un dispositif provisoire de protection des riverains.
La Rédaction
12/9/20252 min temps de lecture


À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption, l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (AILC) a rendu public son bilan annuel. Parmi les dossiers les plus sensibles figure celui des travaux d’aménagement de la digue de protection des crues dans le 9ᵉ arrondissement, à Walia, cité comme l’un des cas les plus emblématiques d’irrégularités administratives et financières.
Selon le rapport, le marché attribué pour la construction de l’ouvrage fait partie des cas emblématiques qui présente plusieurs violations majeures des règles de passation. L’AILC relève notamment :
le non-respect des procédures de mise en concurrence,
le fractionnement des marchés afin d’éviter les seuils réglementaires,
l’utilisation de faux documents dans le processus d’attribution.
Le directeur des investigations et des contentieux de l’AILC, Ousmane Maamadou Affono, précise que l’entreprise bénéficiaire ne disposait ni de l’expertise ni de l’expérience nécessaires pour conduire un projet d’une telle importance. Il souligne également l’absence totale d’études préalables, pourtant indispensables pour dimensionner un ouvrage de protection contre les crues.
Sur le plan financier, l’Autorité constate un écart significatif entre le coût réel estimé et les montants initialement engagés. Les travaux sont évalués à 8 023 165 250 F CFA hors taxes, contre un montant annoncé de 17 428 232 357 F CFA. Les investigations font également apparaître une surfacturation portant sur 5 km de digue non réalisés, dont le coût aurait été dissimulé lors de la contractualisation.
Face à ces irrégularités, l’AILC a ordonné une série de mesures :
la mise en recouvrement d’un trop-perçu de 5 620 114 750 F CFA ;
la réalisation d’une étude technique sérieuse pour concevoir un véritable ouvrage de protection répondant aux normes hydrauliques ;
la mise en place de dispositions provisoires de protection des populations riveraines, en attendant la conception et la réalisation d’un nouvel ouvrage conforme.
L’affaire du chantier de la digue de Walia, situé dans une zone particulièrement vulnérable aux crues, est désormais suivie de près par l’AILC dans le cadre de ses procédures contentieuses.
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