Projet PILIER : le projet qui aggrave les inondations ?
Dans cette tribune citoyenne, Hal Souakar, résident du 9ᵉ arrondissement de N'Djamena, livre son analyse des travaux du Projet Intégré pour la Lutte contre les Inondations et la Résilience Urbaine (PILIER). À travers son regard de citoyen et d'usager des axes concernés, il s'interroge sur les choix techniques opérés et appelle les responsables du projet à apporter des réponses aux préoccupations des habitants.
SOCIÉTÉ & ENV.
Hal Souakar Ambera
7/30/20261 min temps de lecture
Le Projet Intégré pour la Lutte contre les Inondations et la Résilience Urbaine à N’Djamena (PILIER) porte une ambition noble. Son nom est porteur d’espoir : protéger les populations contre les inondations et rendre notre capitale plus résiliente. Sur le papier, difficile de ne pas applaudir. Mais sur le terrain, notamment dans le 9ᵉ arrondissement, c’est malheureusement une tout autre réalité qui s’impose.
Je ne suis ni ingénieur en génie civil, ni hydrologue. Je suis simplement un citoyen, un résident du 9ᵉ arrondissement, un usager quotidien des axes concernés et un membre de cette communauté qui subit aujourd’hui les conséquences de travaux dont la logique échappe à beaucoup de monde. Et c’est précisément parce que nous vivons cette réalité au quotidien que nous avons le droit de poser des questions.
Depuis la saison sèche, plusieurs habitants avaient attiré l’attention sur le manque apparent de cohérence des travaux. Nous nous interrogions déjà :
Pourquoi certaines rues ont-elles été choisies et d’autres complètement ignorées ?
Quels critères techniques ont guidé ces choix ?
Pourquoi les buses étaient-elles déposées au milieu des voies pendant des semaines ?
Pourquoi les travaux donnaient-ils déjà l’impression d’être improvisés ?
À l’époque, certains nous répondaient qu’il fallait attendre la saison des pluies avant de juger. Voilà, la saison des pluies est arrivée et, aujourd’hui, les images parlent d’elles-mêmes.
Au lieu de faciliter l’écoulement des eaux, plusieurs ouvrages semblent constituer de nouveaux obstacles au drainage. Des rues sont devenues pratiquement impraticables, des caniveaux interrompent la circulation, les ouvrages sont toujours inachevés et des fissures sont déjà visibles.
La situation est devenue plus difficile qu’avant le début des travaux. Comment ne pas s’interroger ? Et quand un citoyen s’interroge, une réponse s’impose.
À suivre…
i9 Disclaimer : Les opinions exprimées dans cette tribune n'engagent que leur auteur.
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